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#3 Chinook: de quoi souffre exactement Chinook?

Mercredi a été épouvantable. Mais de quoi souffre exactement Chinook?

Dès jeudi matin, nous avons notre réponse. Pierre-Xavier nous explique tout.

Il décide de faire partie de ses 7% de personnes qui se battent pour remonter la pente, de mettre toutes les chances aux côtés de Chinook pour qu’il puisse continuer de vivre !

Jeudi 7 janvier

10h00 :

Appel du neurologue au Tierspital.

Il me confirme, après étude approfondie, que Chinook a fait un infarctus de la moelle épinière. Il me donne rendez-vous l’après-midi à 14h afin de me montrer les images et m’expliquer les conséquences, traitement et la réfléchir à la suite à donner…

De quoi souffre exactement Chinook…

Tout d’abord qu’est-ce qu’un infarctus ?

Nous avons tous entendu ce terme un jour ou l’autre mais j’imagine que tout comme moi peu de personnes savent ce que c’est hormis que c’est grave.

Infarctus  (Déf. du Petit Larousse) :

Nécrose (mort tissulaire) survenant dans une région d’un organe et liée à un arrêt brutal de la circulation artérielle.

Infarctus de la moelle épinière : cela signifie donc qu’une partie de la moelle épinière de Chinook a cessé d’être irriguée et qu’elle est morte.

Rien de bien rassurant.

En conséquence de quoi mon loulou est donc maintenant paralysé de l’arrière train et de la queue mais pas seulement… il ne contrôle plus sa vessie ni ses intestins et n’a plus aucunes sensations dans près de la moitié arrière de son corps.

14h00 :

Après avoir refait la route jusqu’à Berne, me voici donc arrivé au Tierspital où m’attends le Dr Marc Schneider neurologue qui s’occupe de Chinook.

Il commence par me donner des nouvelles du gros, qui a passé une bonne nuit mais qui est un peu perdu (on le serait à moins). Pour l’instant on ne lui donne que des corticoïdes afin de faire réduire l’inflammation et le gonflement des tissus dûs à l’infarctus.

D’après lui la situation n’est pas totalement irréversible en principe, mais il ne sait pas jusqu’à quel point Chinook pourra récupérer. Il n’y a pas de traitement médicamenteux spécifique à ce type de pathologie.

Les images de l’IRM

Il me montre ensuite les images de l’IRM et je dois bien dire que s’il ne m’avait pas pointé précisément la zone touchée, je serais passé à côté sans aucun problème. En effet celle-ci ne mesure «que» quelques millimètres et la seule chose que l’on voit c’est une très légère décoloration de la moelle épinière. C’est difficile de se dire que ces quelques millimètres causent autant de dégâts et engendrent autant de séquelles…

La seule solution pour que Chinook retrouve tout ou partie de ses capacité c’est la physiothérapie avec malgré tout la possibilité qu’il n’y ait aucune amélioration de son état.

Il me demande alors de réfléchir à l’avenir et éventuellement d’envisager une autre solution… une seule solution s’impose! On tente le coup!!!!

Si Chinook ne vit pas trop mal la situation, il est absolument hors de question d’envisager une autre solution que celle qui consiste à lui donner un maximum de chances afin qu’il remonte la pente! J’ai confiance à lui et en son caractère de battant, je SAIS que s’il a toujours un peu de sa joie de vivre coutumière il y arrivera!

Perdre espoir et endormir mon chien?

Sur ce, le médecin me dit que plus de 93% des personnes auraient pris la décision de faire endormir leur compagnon  (ils ont des stats à l’hosto…). Chose que je peux maintenant comprendre car un investissement conséquent en temps et financier est nécessaire et tout le monde n’a pas la possibilité de le faire (je reviendrai sur ce sujet un peu plus tard).

Je lui demande où Chinook pourrait-être traité et il me conseille un centre vétérinaire de rééducation qui pour lui est le top en Suisse, le Centre Indika Animal-réha et me propose même de les contacter pour moi afin de prendre rendez-vous et expliquer à la vétérinaire (et directrice du centre) ce dont souffre Chinook précisément.

Il se trouve que cette personne madame Iris Challande-Kathmann était  Professeur adjoint / chef d’assistants / assistant professeur de neurologie, Hôpital vétérinaire de Berne avant de fonder sa clinique en 2009.

Le neurologue me mène ensuite à la salle où se trouve Chinook et je peux passer un long moment avec lui.

Dire qu’il m’est difficile de le voir allonger au sol (sur un matelas et des couvertures certes, mais quand même) et un doux euphémisme… Bien qu’à moitié endormi le loulou est content de me voir et essaie de se lever pour venir vers moi, c’est encore plus dur mais me confirme dans mon idée de tout faire pour l’aider à retrouver ses moyens autant que faire se peut.

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