Voyage en Laponie finlandaise: 800km en chien de traîneau en 46 jours

husky siberien aux yeux bleus

Il part en voyage en Laponie finlandaise. Dimitri et ses chiens vont parcourir en traineau près de 800km. 46 jours de pur plaisir dans le Grand Nord.05

J’ai quatre chiens avec lesquels je fais de l’attelage. Balko mon chien de tête a 4 ans, Mina et Heïko 18 mois. Tous les trois sont des husky, et Baïka 5 ans, est un croisement de Berger belge, Malamut et Beauceron.

Je les attelle donc à un kart trois roues qui n’est pas tout jeune environ 4 fois par semaine pour des sorties dans la montagne noire, sur le plateau de Sault et dans le centre de la France vers Châteauroux. Là où j’ai grandi. Les sorties sont variables, fonction de mon humeur ou celle des chiens.

Généralement on fait une dizaine de kilomètres. J’avoue que je ne compte pas trop. Ca reste un plaisir dont je ne peux plus me passer et les chiens non plus, vu l’enthousiasme à chaque départ.

J’ai acquis mon matériel, entre autres, avec un ancien musher.

Projet AURORA

Le projet s’appelle donc Aurora en référence à la déesse Aurore qui chaque matin ouvrait les portes du jour après avoir attelé les chevaux au char du soleil. Ma compagne Oriana avec ses jolis jeux de mots nous a trouvé le slogan du projet

« A l’aube des rêves concrets et qu’on crée… »

En effet, avant tout, c’est un rêve de gosse que de pouvoir me déplacer seul avec un traîneau à chiens dans ce Grand Nord qui nourrit tant mon imaginaire.

Je pars pour un voyage en Laponie finlandaise d’environ 800km avec mes toutous pour 46 jours.

J’aime le dépassement de soi et je veux apprivoiser la solitude qui n’est pas toujours facile. C’est le premier objectif.

Le second c’est de partager l’aventure via un documentaire réalisé avec l’équipe qui s’est construite.

Je veux mettre en avant l’importance pour moi, de tout faire pour vivre ce qui me prend aux tripes. Et du coup peut-être permettre à des personnes de pouvoir elles aussi oser se lancer. C’est une manière de parler d’environnement que de s’adresser à notre for intérieur.

Dimitri, 29 ans

J’ai 29 ans je suis élagueur et technicien cordiste en milieu naturel. Je pose des filets pare-pierres en montagne principalement. Ce qui m’a amené à beaucoup me déplacer pendant dix ans là où le travail se présentait. J’ai un petit garçon de neuf ans et sans point fixe pour le moment je vis en majeur partie dans l’Aude proche de ma compagne et mes amis.

Je n’y arriverai pas tout seul

Il y a un peu plus d’un an je décide que l’hiver 2017-2018 se passera en Laponie. Avec ces derniers objectifs. J’ai bien conscience à ce moment-là que je n’y arriverai pas tout seul. Alors j’ai commencé à en parler aux copains et une équipe de sept personnes s’est formée. Lise Nina Jb Manu Leslie Damien et Marion.

Chacun a son rôle et participe de sa poche pour mener à bien l’aventure. Il y a une huitième personne importante dans ce projet. C’est Oriana qui elle en plus des heures passées a construire Aurora m’a supporté lorsque je doutais, stressais, ne dormais pas de peur que le projet échoue.

Nous avons trouvé des partenaires

Plusieurs entreprises nous soutiennent comme Flatazor qui fournissent les croquettes de mes chiens sur toute la durée du voyage.

Des partenaires financiers qui sont des artisans et commerçants de la ville de Revel dans la Haute-Garonne.

Un financement participatif est toujours en cours sur Ulule, afin de financer les hébergements de l’équipe qui accompagne au début et à la fin du voyage, et parer aux aléas qui pourraient arriver (batterie, caméras qui lâchent, véhicule en panne…).

Enfin, une autre société nous a aidé en fournissant des vêtements pour une partie de l’équipe.

Travailler la préparation physique et mentale

Depuis septembre les chiens travaillent très régulièrement et mes yeux sont rivés sur eux afin qu’il aient la condition physique la plus irréprochable possible.

De mon côté j’ai surtout travaillé la préparation mentale afin d’avoir l’humeur la plus égale possible et ne pas sous estimer la difficulté de cette expérience.

Le trajet à effectuer à partir du 26 Décembre part d’Inari au nord de la Finlande.

Je longe ensuite la frontière norvégienne vers l’ouest et redescends tout droit vers le cercle polaire à Rovaniemi ou je rejoindrai Leslie Damien Marion et Manu pour tourner de nouvelles images du docu.

Documentaire qui sera prêt pour juin 2018 .

Je suis déjà parti en Laponie

Je suis parti il y a trois ans en Laponie déjà. Nous étions deux. Nous avons voyagé avec chacun un chien et une pulka de Rovaniemi à Inari. Baïka faisait parti de l’équipe. Une belle aventure et un bel apprentissage du milieu.

De vivre un premier hiver là bas à été pour moi vraiment le moyen de commencer à mettre un pied dans mes rêves. Nous avons fait de superbes rencontres, alors que l’on pourrait s’y croire complètement isolé.

Découvrir les élevages de rennes et écouter les anecdotes des anciens était merveilleux.

Anecdote

Lorsque nous préparons des journées de tournage avec les chiens il faut bien prendre en compte que les toutous n’en ont rien à faire de la caméra. Eux, ils veulent courir et pas s’arrêter toutes les cinq minutes pour refaire une prise. Balko le chien de tête n’a pas manqué de me le rappeler…

Il y a deux semaines, on s’est retrouvé avec l’équipe de tournage pour faire une journée de prises sur le plateau de Sault.

Cela faisait plusieurs jours que l’on préparait cette journée: réflexions sur les plans, rencontre de l’équipe avec la meute, prise en compte de la météo…

Vivant loin les uns des autres et voulant optimiser nos déplacements, on était au taquet, voire un peu stressé pour ma part à cause du peu de temps que nous avons à chaque fois.

Cela faisait deux heures que l’on tournait des images de l’équipement des toutous, et je commençais à trépigner pour lancer les chiens.
On prépare alors un départ avec une voiture-caméra devant l’attelage prêt à partir.

Jusque-là, tout va bien. Tout le monde est prêt. Le drone est en l’air. Les chiens en ligne. Le cadre au top. Moi, je sens l’excitation qui est déjà bien haute.

Et là, TOP départ!

Les chiens se lancent, et au bout de 20 mètres, Balko s’arrête net pour nous couler un magnifique « bip! » au milieu de la piste!

20 mètres plus loin, ça recommence (très important de finir quelque chose que l’on a commencé).

« Balko, gauche ! »

Ce bougre file vers la droite!

Au lieu de suivre la piste et de rester dans le cadrage du drone, il nous embarque dans l’herbe… chose qu’il ne fait jamais !

Et pour finir

Il décide d’un coup de mettre un terme à cette course en posant son cul dans l’herbe, gentiment accompagné des trois autres qui le suivent volontiers!

Bref, morale de l’histoire: mes chiens me rappellent que sur l’attelage, on est 5. Pas 4 + 1 qui pense aux caméras avant de penser à eux.

Un bon rappel à l’ordre! Médaille d’or pour Balko, et pas de bronze.

Merci mes chouchous !

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