Challenge: 3 jours de canirando en autonomie dans une vallée inconnue

Challenge: 3 jours de canirando en autonomie dans une vallée inconnue
Comment tu trouves cet article?

Je pars canirando en autonomie! Oui, 3 jours en randonnée avec mes chiens, en cani-rando, en totale autonomie dans une vallée inconnue sur la GR10 dans les Pyrénées.

Grand amateur de cani-rando depuis l’arrivée de mon premier loup Ïkho, j’aime me retrouver en pleine nature, à partager la découverte de nouveaux lieux avec mes chiens.

Désireux de pousser le défi et l’aventure un peu plus loin, j’ai organisé avec un ami, une randonnée sur plusieurs jours dans les Pyrénées, en totale autonomie!

Canirando en autonomie: 3 jours dans une vallée inconnue !

Avant toute chose, le challenge: un circuit sur 3 jours dans une vallée inconnue, en se repérant à la carte, avec bivouac et feu de camp au milieu de la montagne. La belle vie quoi!

Ensuite, mes chiens sont de la race Husky Sibérien. Ïkho, celui aux yeux marrons, qui à bientôt 3ans. Et Saïyan, bientôt 1 ans, celui aux yeux bleus. Il est en pleine phase d’apprentissage, je ne le fais pas encore tirer bcp  mais j’essai de l’habituer à suivre ïkho dans ses décisions, à ce qu’ils se fassent l’un à l’autre pour travailler ensemble( d’ou le K9 pour le moment)

Moi et un de mes chiens en rando
Moi et un de mes chiens en rando

L’équipement que je prends avec moi pour cette canirando en autonomie

Mais partir plusieurs jours en altitude ne s’improvise pas comme ça, et même si je suis de nature à partir « à l’arrache », un minimum de préparation s’impose.

Alors, partir faire du bivouac est à la portée de tout le monde, il suffit de choisir un itinéraire à son niveau. Pour le reste, penser à bien vous équiper.

  • Sac à dos confortable et de qualité. Je suis parti avec le modèle symbium, absolument rien a redire. Volume suffisant pour partir quelques  jours avec le matos des chiens etc (le poids du sac m’a freiné avant son volume) – voir l’article sur la rando en autonomie avec le sac symbium 70L
  • Tente: je suis parti avec une tente bivouac Decathlon, que j’ai pris en 2 places, plus lourde. Mais j ai pu rentrer mes chiens la nuit histoire de me tenir plus chaud par exemple. Rien a redire sur la tente pour le moment. Bon rapport qualité prix pour débuter.
Mes chiens et nos tentes pour le bivouac
Mes chiens et nos tentes pour le bivouac
  • Sac de couchage et duvet (à prendre en fonction de la t° estimée la nuit)
  • Trousse à pharmacie pour vous et les chiens: tire tique, désinfectant, compresses
  • Laisse de rechange
  • Gamelles pour les chiens, souples de préférence (moins encombrantes et plus légères)
  • Réchaud, popote
  • K-way, coupe vent et veste polaire
  • Lampe frontale
  • Bon couteau

Alimentation

  • Nourriture: j’ai fait assez simple. J’ai pris du riz et des pâtes, mis en portion par nombre de repas (quantité en fonction de chacun) que j’ai accompagné avec un peu de sauce en portion individuelle, et une miche de pain pour bien caler tout ça 🙂  un peu de jambon sec ou de saucisson et pis voilà. L’important c’est de prendre des aliments qui peuvent ne pas être conservé au frais pendant quelques jours. Mon pote, qui lui n’avais pas le matos des chiens, en a profité pour nous faire plaisir et prendre avec lui des cacahuettes, du jambon sec etc.. un régale ces pauses repas! ensuite un peu de thé ou de café pour les amateurs, des barres de céréales pour les petits creux et c’est tout bon!
  • L’eau: j’ai préféré la jouer la sûreté, j’avais 3 et 4 litres d’eau pour moi et mes chiens. Mais 2 litres auraient largement pu suffire car nous avions repéré exprès sur la carte un parcours avec beaucoup de points d’eau sur le chemin. Quelques pastilles désinfectantes avec nous, et nous remplissions les bouteilles plusieurs fois par jour.

Le reste des équipements est à la guise de chacun. Suivant le niveau de confort souhaité, le poids du sac à dos. Lisez le chapitre sur l’équipement du musher par très grand froid pour être certain d’être « tout confort » même par temps hivernal.

Le matos qui m’a manqué: gant, bonnet, fourchette

Ce qui m’a manqué en particulier (mais c’était une erreur de débutant), c’était une bonne paire de gant et un bonnet!! Nous avions très beau temps avec un bon 15 ° la journée,mais j’avais mal anticipé le fait que la nuit du coup, on passait vite sous les 5° en altitude.. sinon non, j’avais à peu près bien pensé à tous. Si! J’ai oublié de prendre une fourchette, ce qui s’avère plus embêtant qu’on le pense.

Mon sac de rando pesait 15kg

En tout mon sac devait peser un peu plus de 15kg facile. Donc bien 5kg pour les chiens. Je pense en comptant l’eau (2kg et demi de croquettes pour les deux louloups, une laisse de rechange, une longe en guise de stake, trousse de secours, sans parler des friandises poche a crotte gamelle et autres divers accessoires.

« Une rando assez physique »

C’est pour ça que ça devient vite assez physique de se balancer au rythme des chiens.
Un très beau lac en récompense de la randonnée
Un très beau lac en récompense de la randonnée
Nous avons choisi de faire une rando cool, nous avons marché 5h/Jour, 6 au max. Nous voulions un rythme tranquille et profiter, se poser pour apprécier les spots sympa que nous trouvions.

La randonnée: Pyrénées, GR10, Pic du Midi d’Ossau

Pour la randonnée, nous avons choisi une portion du GR10 de difficulté moyenne, qui longe le parc nationale des Pyrénées en contournant le Pic du Midi d’Ossau, pour finir sur un magnifique lac d’altitude isolé de tout.

carte-france-pyrenees

Moi qui ai le gout de l’effort, je dois avouer que je suis servi. Tracté par 2 chiens, le sac à dos bien rempli me rappelle très vite que le moindre kilo qui le compose n’est pas superflu.

« La prochaine fois, c’est sur, les chiens porterons eux-mêmes leurs affaires !! »

Le paysage est magnifique

Une fois le rythme trouvé et le sac à dos bien réglé, la rando prend une allure plus agréable. Le paysage est magnifique, les chiens font leur boulot, et m’allège beaucoup lors des ascensions. Les descentes sont plus compliquées, ils ont du mal à ralentir le rythme et ont plutôt tendance à me déséquilibrer qu’autre chose. Mais nous arrivons à mener notre barque correctement, et avançons, étape par étape vers le fond de la vallée.

Mes chiens avec leurs harnais Julius et x-back Manmat
Mes chiens avec leurs harnais Julius-K9 et x-back Manmat

L’isolement se ressens au fur et à mesure du parcours de cette canirando en autonomie. Pas de civilisation, ni béton ni pollution sonore. La nature dans sa plus belle robe.

Randonnée avec mes chiens en autonomie
Un repos bien mérité

La journée de marche nous a bien fatigué

Après l’effort, le réconfort. La journée de marche et les quelques 1000 mètres de dénivelé dans les pattes se font sentir, et l’établissement du campement est un moment très apprécié, annonciateur d’un repos des plus agréable.

Mon husky admire le lac - harnais xback manmat
Mon husky admire le lac avec son harnais Manmat

Le temps d’installer les tentes, d’aller chercher du bois, les chiens, libérés de toute corde s’éclatent dans les alentours. Ils se courent après, s’amusent, dans une nature vaste et préservée. C’est émouvant de les voir ainsi, s’éclater sans restriction, libre. On voit dans leurs yeux qu’ils sont heureux. Ils finissent leur journée en venant se blottir prêt de nous, réclamant un câlin, les yeux pleins d’étoiles.

Le feu, une nourriture bien chaude, et la vue dégagé sur le Pic illuminé par la pleine lune est un spectacle presque indescriptible tellement l’ambiance qui s’en dégage est particulière. Un bonheur fait de choses simples, mais tellement appréciable.

La grosse difficulté d’une canirando en autonomie

Le plus dur dans le fait de partir quelques jours, c’est le retour !

Ce dur retour à la réalité qui vous fait encore plus apprécier ce que vous venez d’accomplir. Quelques jours loin de tous, pas de télé, pas d’internet. Quelques jours sans penser aux factures qui vont tomber, ou à l’entretien de votre maison. Juste l’essentiel, vivre et apprécier le moment présent. Et partager cette aventure avec mes loups fut une expérience enrichissant, et notre complicité en est sortie grandi

La suite? Une canirando en autonomie? Un bivouac?

Pour terminer, pour le moment je n’ai pas encore vraiment prévu de repartir, l’hiver arrivant, je n’ai pas encore le matos suffisant pour braver le froid, mais oui je compte bien renouveler l’expérience des que le printemps repointera son nez.

Alors je pense dans un premier temps prendre de la bouteille sur des rando courtes durée ( une ou deux nuits en bivouac), car le matos nécessaire pour partir sur plus longtemps est vraiment encombrant.

Je pense investir dans des sacs pour chien, voir dans un genre de chariot ou de remorque afin d’alléger au maximum le poids du sac à dos, avant de tenter de repartir sur plusieurs jours dans de bonnes conditions pour moi et mes chiens.

Cet article a été écrit par R’ryk Tatann, un membre de la communauté Musher Experience

Toi aussi! Contacte moi que l’on partage ton expérience

5 Commentaires sur “Challenge: 3 jours de canirando en autonomie dans une vallée inconnue

  1. Cosette Rebouissou says:

    Oh , j ai vraiment revé…..ca fait parti des projets ici.

    Que penses tu de la pulka ( version vert = montee sur roues de canoé) pour que les chiens tour a tour tractent une partie du materiel? On peut en faire avec des coffres de toit (modele pour skis)
    Dans mon trousseau au rayon pharmacie j envisage d avoir au moins un chausson en cas de blessure au coussinet, pour que le chien puisse continuer à moindre risque en matiere d infection de la plaie.

    En esperant pouvoir aussi partager ce type d experience.

    merci pour le récit et les images.

    • R'ryk Tatann says:

      La pulka, c’est exactement ce que je suis en train de regarder 🙂 possibilité de s’en fabriquer une soi-même..?intéressant!! Je suis en train de regarder aussi, je vois des traîneau très léger pour un ou 2 chiens. Je me demande si cela serait possible de passer avec un traîneau de ce genre un peu partout, ou si cela serai plus un frein qu’autre chose. Je regarde, ce ne sera surement pas pour cette hiver, mais j’anticipe déjà la saison prochaine 🙂

  2. Florence Terrier says:

    Très bon article qui fait rêver d’ailleurs !
    Deux questions:
    – Un article sur les conseils de préparation physique (tant pour le chien que pour l’humain) pour un tel voyage est-il prévu ?
    – Pourquoi ne pas prendre des poches à mettre sur le dos des chiens ? Cela répartirait le poids du matériel plus proche de leur centre de gravité a contratrio du petit traineau ou de la pulka qui serait derrière eux et donc plus encombrante

    • Baptiste says:

      Salut Florence, merci!
      Oui un article sur la préparation physique avec son chien est en cours et mieux que ça, un guide complet avec des guides d’entrainements, planning, et j’en passe. Le hic, c’est que c’est dans une liste de beaucoup d’autres choses à faire et je veux toujours proposer de la qualité, donc ne pas me précipiter. Donc ça arrive, mais il faut être patient et en attendant m’encourager en me laissant des commentaires, des j’aime si vous aimez, etc
      Les poches à mettre sur le dos sont top, mais on ne peut largement pas mettre autant qu’une pulka. Donc après, ça dépend clairement du matériel que l’on embarque. Perso, j’ai une tendance minimaliste afin de voyager léger et le plus proche de la nature. Mais parfois, c’est bien aussi d’avoir tout le confort nécessaire avec soit.

      • Florence Terrier says:

        Au top ! Hâte de lire cet article alors ! 😀
        Oui bien sûr, c’est justement parce que je suis du genre à partir en minimaliste que je parlais des poches sur le dos du chien. Je pense qu’entre un 70L et des poches, ça doit être faisable !

Laisser un commentaire